jeudi 24 juin 2010
MIE lettre intersyndicale CGT ville de PAris, section santé/social
Madame M. EL KHOMRI Adjointe au Maire de Paris Chargée de la Protection de l’Enfance Et de la Prévention Spécialisée
Madame la Maire Adjointe,
Vous connaissez l’attachement de nos organisations aux problèmes sociaux et la question des sans papiers.
Nous souhaitons attirer votre attention sur la situation des Mineurs Isolés Etrangers et de leur prise en charge de l’Aide Sociale à l’Enfance.
Ces mineurs sont régulièrement sous la lumière médiatique tant leur situation est préoccupante.
Actuellement, le service de l’Aide Sociale à l’Enfance du Département de Paris voit exploser les demandes de prises en charge au titre de la protection de l’enfance. L’arrivée importante de ce public a entraîné en 2002 la création d’une cellule spécifique au sein du BASE, ainsi que la mise en place avec nos partenaires associatifs d’un dispositif spécifique de mise à l’abri, en lien avec l’Etat.
Depuis l’année 2009, ce service a vu les présentations spontanées de ces jeunes exploser. Tous les jours, des jeunes se présentent à l’ASE en demandant une protection. La Cellule d'Accueil des Mineurs Isolés Etrangers, largement sous dimensionnée quant à ses missions de premier accueil, d’évaluation et d’orientation, a eu besoin de l’appui de l’ensemble des agents du BASE afin de répondre au mieux à ce public. Cette situation présentée dans un premier temps comme temporaire et solidaire avec la CAMIE perdure dans le temps, sans que les moyens nécessaires malgré des créations de postes ne soient alloués à cette administration.
Vous n’êtes pas sans connaître la situation de crise que vit le Bureau de l’ASE. Nous souhaitons cependant attirer votre attention sur les effets que cela produit pour les jeunes et l’impact sur les conditions de travail de l’ensemble des agents, qui se sont exprimés dans une lettre-pétition à votre intention.
Le Bureau de l’ASE est chargé de la mise en œuvre de la protection de l’enfance sur l’ensemble du territoire parisien. Ce service est confronté quotidiennement à des problématiques psychosociales lourdes (maltraitance, précarité, pathologies mentales, rupture sociale, etc…). En lien avec de multiples partenaires (hôpitaux, justice, Brigade des mineurs, services sociaux, PMI, etc…), les agents tentent tous les jours de répondre au mieux aux besoins des enfants et des jeunes qui lui sont confiés. C’est un service exigeant, qui nécessite une technicité importante, une réactivité et aussi une grande prudence dans les décisions à prendre.
Les mineurs isolés étrangers sont aussi des mineurs à protéger. Ils sont en danger au quotidien, confrontés aux risques de la rue, de la prostitution, du racket, en plus du risque qu’ils ont pris en entreprenant un voyage périlleux que tous ne réussissent pas.
Concernant l’accueil :
Les agents reçoivent des familles, des enfants, des partenaires dans des conditions d’accueil déplorables : absence de bureau d’entretien, confidentialité non respectée, inadaptation des locaux pour des jeunes qui doivent parfois attendre plusieurs heures pour que l’on puisse les recevoir et qui vivent le plus souvent à la rue dans des conditions précaires.
Concernant la demande d’admission :
Il a été demandé aux permanences d’accueil et d’admission d’accueillir un MIE en présentation spontanée chaque jour soit 7 à 8 jeunes. 50 % se voient soit refuser une admission immédiate selon les critères variables (absence de photo, acte d’état civil non traduit), soit différer l’admission en attente d’une expertise d’âge requis par le parquet des mineurs, ce qui peut prendre plusieurs jours voir plusieurs semaines. De plus, la Brigade des mineurs requise par le parquet donne de moins en moins de rendez-vous pour les expertises d’âges entraînant en plus des difficultés éthiques des délais de plusieurs semaines.
Ces décisions de refus ne sont pas toujours notifiées. L’information sur les raisons du refus et sur les recours possibles n’est pas formalisée malgré l’obligation faite à l’administration. C’est donc un jeune sur 2 à qui l’on demande de retourner dehors ou d’attendre un rendez-vous d’expertise.
Il est encore arrivé récemment que face aux nombreuses demandes (plus de 10 par jour), il ait été demandé aux jeunes de revenir tôt le lendemain pour espérer être reçu dans le cadre de la permanence, le BASE étant incapable de les recevoir pour évaluer leur situation. La salle d’attente était alors pleine (15 jeunes) dès 8 h 30 du matin.
Les travailleurs sociaux de permanence doivent aussi traiter les mesures de justice de placement dans la journée, recherche un établissement, recevoir les jeunes et leurs familles.
Concernant l’admission :
Pour 50 % des jeunes ayant obtenu une décision d’admission, il faut mettre en place leur protection : mise à l’abri, saisine du parquet et du magistrat, recherche d’un établissement adapté à leur problématique. Sauf en cas de grande vulnérabilité, les agents n’ont d’autres solutions possibles dans la journée que de leur proposer un hébergement hôtelier. L’admission implique ensuite un important travail administratif (ouverture de dossier, saisie informatique, demande d’allocation financière, statut juridique, tutelle, demande d’asile, recherche de scolarisation, etc…). Il faut savoir que dès le début de la prise en charge, la question de leur avenir se pose. Les 18 ans tombent comme un couperet. Si la tutelle ne s’est pas faite faute de temps, c’est la régularisation du jeune qui ne sera peut être pas possible. Cela interroge les agents car leur travail n’est pas d’accompagner ces jeunes vers la clandestinité.
Sur le plan sanitaire, ils font dans l’urgence. Le premier rendez-vous avec un médecin sera pour l’expertise d’âge ! Les vaccinations, le bilan global de santé, tout cela est reporté à plus tard.
Le Bureau de l’ASE n’est plus en capacité d’assurer ses missions de protection. Des efforts considérables son fait quotidiennement, à chacun des niveaux (travailleurs sociaux, gestionnaires, secrétariat, psychologues, CSE et responsable de secteur) mais ils ne peuvent que témoigner de leur impossibilité à effectuer leurs missions. Ces mineurs ne sont pas à moins protéger que les autres.
La pénurie des moyens imposés à ce service entraîne une dégradation importante du service public rendu aux enfants parisiens les plus en difficultés et nous ne pouvons l’accepter plus longtemps.
Nous vous informons de la mise en place d’un observatoire intersyndicale de la prise en charge des MIE et des conditions de travail et d’accueil et ne manquerons pas de vous faire remonter les situations les plus représentatives de l’incapacité à assurer ces mesures de protection.
Nous évoquons avec les agents du Bureau de l’ASE la possibilité d’un mouvement de grève afin que nos revendications soient entendues.
En voici une lise non exhaustive :
La CAMIE doit pouvoir reprendre toute sa place au sein du Bureau de l’ASE dans le traitement des situations des MIE :
* Renforcement de la CAMIE afin de lui permettre d’assurer ses missions :
* Création de postes de travailleurs sociaux, personnels administratifs, psychologue et encadrant (adjoint au responsable de la CAMIE).
* Création d’un poste de juriste. En effet, le droit des étrangers est l’un des droits les plus complexes et nécessite une technicité et une mise à jour des connaissances et des jurisprudences que les agents sont à ce jour incapable d’avoir.
* Des consignes claires et respectueuses du droit quant aux critères d’admission et à la prise en charge des MIE.
* Création d’un service de suivi éducatif pour les jeunes hébergés à l’hôtel.
* Développement d’établissement d’accueil et de prise en charge pour les MIE.
* Une prise en compte à travers le régime indemnitaire (NBI, IFRSTS, etc…) de l’effort des agents depuis plusieurs mois pour effectuer au mieux leurs missions.
Madame l’Adjointe au Maire, nous sollicitons une audience afin d’évoquer avec vous notre analyse de la situation et les mesures urgentes à y apporter. En vous remerciant de nous l’accorder sans tarder, nous vous prions d’agréée, Madame l’Adjoint au Maire, nos salutations distinguées
Pour la CFDT Pour la CGT Pour l’UCP Pour l’UNSA, Mireille BAKOUZOU Nicolas LEFEBVRE Michel Le Roy Frédérique MARECHAL
Copies à : Mme GUEYDAN, Directrice de la DASES, Mme GRIMAULT, Sous-Directrice de la SDFAE, M. PAJOT, Chef de Bureau du BASE
mercredi 23 juin 2010
AFGHANISTAN: Don’t deport child migrants from Europe - rights groups
KABUL, 22 June 2010 (IRIN) - The forced expulsion of Afghan child migrants from the UK and other European countries puts children in harm’s way and the practice must end immediately, rights groups say.
“UNICEF [the UN Children’s Fund] strongly advocates against blanket return policies that involve forced repatriation of children,” Aziz Froutan, UNICEF’s communication officer, told IRIN.
“It is highly doubtful that the return of children to countries with unstable or even deteriorating security situations, and where local child protection services do not exist, presents a durable solution for these children or would be in their best interest,” he said.
Hamida Barmaki, a child rights commissioner at the Afghanistan Independent Human Rights Commission (AIHRC), said Afghanistan was not able to offer minimum protection and welfare services to child deportees from Europe.
“Afghanistan has been suffering a security crisis and under no circumstances is it fair to return unaccompanied children from Europe,” she said.
The UK has earmarked four million pounds (US$6 million) to build a reintegration centre in Kabul which will offer services to child deportees from the UK, according to The Guardian
The UN Refugee Agency (UNHCR) also said the authorities in the UK, where over 1,500 Afghan minors applied for asylum in 2009, were planning to return 16-17-year-old Afghans to their country.
Other European countries such as Norway, Sweden, Denmark and the Netherlands have also decided to send child migrants to Kabul.
IRIN contacted the European Union offices and the British embassy in Kabul but no one was immediately available to comment.
A justification by some European officials for child deportation, aired in the media, is that it may deter parents from the dangerous smuggling of their children to Europe.
More seeking asylum
An Afghan boy deported from Iran shows his refugee identity card
The number of Afghan migrants seeking asylum in the West has risen sharply in the past four years, according to the International Organization for Migration (IOM).
In 2009 a total of 26,803 Afghans applied for asylum in 39 mainly Western countries - about 45 percent up from 18,453 claims made in 44 countries in 2008.
Worsening security, widespread unemployment, the dearth of socio-economic opportunities and rapidly declining hopes for a brighter future are among the major push factors, while the prospect of high incomes and better living conditions in Europe and Australia are pull factors.
Most of the migrants are young men or teenagers who pay large amounts of money to smugglers and get them into European countries.
“Given the extreme vulnerability of most Afghan migrants as well as the highly dangerous travel conditions, these migrants - both regular and irregular - are certainly risking their well-being and often lives by embarking on the perilous journey to the destination country,” Kristiina Lilleorg, an IOM official in Kabul, told IRIN.
A study
South-South migration
About 80 percent of all human migration is South-South or between and among developing countries, and this is also true of Afghans who migrate in large numbers to neighbouring countries, according to the IOM.
Thousands of Afghans, including male children, cross the border into Pakistan and Iran every day - some of them without authorized travel documents - in search of jobs and other economic opportunities.
Iran has deported hundreds of thousands of Afghan economic migrants over the past three years, according to aid agencies.
Irregular migration has continued, and has increased sharply since 2008, despite an adverse environment for the acceptance of Afghan migrants in almost all host countries.
Pakistan and Iran have refused to register new Afghan refugees since 2002, and 55 percent of the asylum requests made by Afghans in the Netherlands were turned down in 2009, according to UNHCR. In April Australia said it would suspend consideration of asylum applications from Afghans for six months.
In 2002-2005 Afghanistan was the most returned-to country in the world: Millions of refugees repatriated, primarily from Pakistan and Iran, according to UNHCR.
However, the return trend has dropped off significantly in the past four years, and UNHCR said 2009 was the worst year for voluntary returns.
http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=89570
[This report does not necessarily reflect the views of the United Nations]
dimanche 10 janvier 2010
18 h 30 métro Jaurès Paris X - Manifestation protestation
"Une soixantaine d'Afghans sans-abri ont été accueillis samedi soir par les propriétaires de vastes locaux dans le Xe arrondissement de Paris, sous l'impulsion de l'association Emmaüs et d'Augustin Legrand, président des Enfants de Don Quichotte, a constaté un journaliste de l'AFP. Ces jeunes Afghans, presque tous âgés de moins de 30 ans et dont certains sont mineurs, vivent depuis des mois, voire plusieurs années, dans le quartier de la gare de l'Est et du canal Saint-Martin à Paris. "Il est scandaleux de voir vivre ces jeunes sous les ponts avec des températures pareilles...."
vendredi 18 décembre 2009
APPEL A SIGNATURES infos@france-terre-asile.fr - PROTECTION EUROPEENNE
Mettre en oeuvre des procédures permettant d'établir l'identité du mineur fondée sur la présomption de minorité, en procédant à une évaluation pluridisciplinaire étalée dans le temps
Exclure le recours à toute méthode médicale de détermination de l'âge dont la précision n'est pas avérée scientifiquement et veiller à ce que le mineur ou son représentant aient la possibilité de refuser toute démarche de ce type sans que cela ne soit préjudiciable à sa protection
Adopter un cadre juridique permettant la désignation systématique et sans délai d'un représentant légal rompu à la protection de l'enfance et au droit des étrangers..." Appel du 16 décembre 2009
cf. http://www.france-terre-asile.org/positions/1603-protection-europeenne-des-mineurs-isoles-etrangers-appel-a-signatures
Autres informations : http://www.infomie.net/
lundi 7 décembre 2009
Xe Paris Toujours à la rue par ce froid
Je viens d'interpeller la Mairie de Paris (Myriam El Khomri - voir texte ci-dessous) au sujet du centre qui devait être ouvert en décembre pour les mineurs isolés présents dans le 10ème arrondissement.
Ce centre situé dans le 15ème devait accueillir 20 à 30 mineurs.
Le 30 novembre en réponse à un autre mail ou je soulignais la situation de ces mineurs ( le 29 novembre ils étaient 22 à dormir dehors, 12 le 27, 19 le 26, 15 le 23, 16 le 22), j'ai reçu une réponse m'affirmant que ce centre serait ouvert dès cette semaine, ce qui n'est pas le cas
"Bonjour
Il semble que ce centre pouvant accueillir 20 à 30 mineurs dans le 15ème ne soit toujours pas fonctionnel contrairement aux indications reçues.
Pourtant le nombre de mineurs à la rue reste très élevé: 18 le 1er décembre, 17 le 3 décembre et les autres jours autour de 12 (et ceci sans compter ceux qui ne viennent plus place du Colonel Fabien !).
Ce soir ils étaient 20 à rester dehors alors qu'il pleuvait et que la température ressentie annoncée par météo France sur Paris était de 2°C (donc moins près du canal)
Comment se fait-il que ce centre ne soit toujours pas ouvert ?
Est ce que, comme pour les 20 places financées par le Conseil de Paris l'an dernier il va falloir attendre plusieurs semaines avant que les places disponibles puissent être toutes mises à disposition ?
Vous comprendrez que ceci me semble inacceptable.
Dominique Bordin a pu se rendre compte de la situation ce soir. j'espère qu'il vous en rendra compte et que dès demain aucun mineur ne sera laissé à la rue.
Cordialement"
lundi 23 novembre 2009
jeudi 19 novembre 2009
23 novembre 2009 18 h 30, avenue de Verdun PARIS - Appel à rassemblement, hébergement des mineurs étrangers
...Le Parti communiste et les élus communistes du 10ème proposent qu’un rassemblement ait lieu le lundi 23 novembre à partir de 18 heures 30, avenue de Verdun, lieu symbolique du rassemblement des exilés depuis plusieurs années. Ils espèrent que toutes les forces de gauche et de progrès, politiques ou associatives, les conseils de quartiers, seront présentes et appellent tout particulièrement les maires de Paris et du 10ème à venir pour la première fois sur place y participer.
Paris 10ème, le 9/11/09"
... mineurs isolés dont 4.000 à 6.000 en France
AFP 19.11.09 | 17h26 - Dominique Versini, Défenseur des enfants, a plaidé jeudi pour que les mineurs isolés soient considérés d'abord comme des enfants puis comme des étrangers, à la veille du 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant. "Les mineurs étranges isolés (MEI), ce n'est pas un sigle ! Ce sont des enfants avant d'être des étrangers", a déclaré Mme Versini lors d'un colloque à l'Hôtel de Ville de Paris consacré à la question de leur protection. Le nombre de MEI "a augmenté ces dernières années, dont des enfants de plus en plus jeunes, de moins de douze ans", a-t-elle affirmé,...
... Dans l'attente du débat qui se tiendra devant le Parlement sur le devenir de sa fonction, Mme Versini a insisté sur la nécessité d'une meilleur prise en charge de ces enfants qui arrivent seuls en France: "Ils doivent pouvoir bénéficier d'une protection immédiate", a-t-elle dit, que ce soit dès la zone d'attente aéroportuaire, ou dès qu'ils sont repérés dans les centres-villes. Les représentants associatifs ont tous déploré le manque de places d'hébergement qui oblige parfois à "faire un choix" entre les jeunes qui dormiront au chaud et ceux qui dormiront dehors"
« Quelle protection pour les mineurs isolés étrangers »,
Ces constats doivent conduire tous ceux qui se sentent concernés par la question de la prise en charge des exilés mineurs étrangers à venir se joindre à la manifestation du 30 novembre prochain, à 18 h 30, avenue de Verdun, dont c’est l’un des objectifs centraux
Alain Lhostis rappelle aussi qu’aujourd’hui, plus de 200 exilés majeurs dorment dehors, faute de places dégagées par l’Etat en accueil de nuit et que la mise en place d’un lieu d’accueil de jour pour l’ensemble des exilés se fait toujours attendre." http://www.alainlhostis.net/spip.php?article105
mercredi 3 juin 2009
Blocage expertise de l'âge osseux en Finlande
The police in Southern Carelia Region in South Eastern Finland has stopped age tests on young asylum-seekers. The decision was made after a statement from Deputy-Ombudsman Jukka Lindstedt, according to which the tests are questionable as there are not laws or guidelines in place as to who can perform the tests and using which methods. According to Minister of Immigration Astrid Thors, the tests do not violate basic rights and can be carried out if the person being tested agrees to it. However, the minister promised to start a process to formulate a new law regarding the tests, but it will not be ready until this autumn the earliest. Last year Finland received 706 minor asylum-seekers, and this year the number is already 260. Stopping the test might lead to even longer queues in the asylum process and place further pressure on overcrowded reception centres.
YLE 28 May 2009 (in Finnish)
http://www.yle.fi/uutiset/alueelliset_uutiset/etela-karjala/2009/05/poliisi_on_keskeyttanyt_turvapaikanhakijoiden_ikatestit_761810.html
mardi 26 mai 2009
Conseils de Quartier du Xe sur le pont
Cette projection est gratuite et ouverte à tous,
mardi 12 mai 2009
Mieux vaut être ensemble et en liberté
Aux termes de la loi, les mineurs ne sont pas expulsables. Comme les centres de rétention sont les antichambres de l'expulsion, les enfants n'ont donc rien à y faire. Aussi leur présence n'est pas enregistrée et l'administration considère qu'ils «accompagnent» leurs parents. Le Journal du dimanche du 8 mai nous apprend que depuis mercredi 6 mai monsieur et madame Bakhshiyan et leurs deux enfants, âgés de 9 ans et de 4 mois, ont été placés en rétention à Nîmes. Le juge des libertés a décidé que la procédure était irrégulière, mais le procureur qui agit sur les instructions du gouvernement a aussitôt fait appel et l'internement a été prolongé.
Interrogé à ce sujet par le JDD,Eric Besson a répondu : «En France, on ne sépare pas les enfants des parents.» Il se réfère ainsi à une jurisprudence très ancienne, que l'on peut appeler la jurisprudence Laval-Bousquet. En 1942, interrogés par les autorités religieuses sur l'interpellation des enfants juifs, Laval et Bousquet répondirent en substance : nous avons jugé plus humain de ne pas séparer les enfants de leurs parents. Que, pour éviter la séparation des enfants et des parents, une autre solution existe, qui consiste à laisser toute la famille en liberté, cette idée n'a pas traversé l'esprit de Laval et de Bousquet en 1942, et apparemment en 2009, elle ne traverse pas non plus l'esprit de Besson.
Les deux situations sont incomparables, dira-t-on ? Certes ! Le fait que la même réponse soit reprise, à soixante-sept ans d'intervalle, par Laval et Bousquet et par Besson n'est-il qu'une coïncidence ? Sans doute ; on me permettra de penser alors qu'il y a des coïncidences malheureuses, et qu'elles devraient tous nous inviter à la réflexion.
http://www.liberation.fr/societe/0101565960-eric-besson-et-les-enfants-internes
mardi 7 avril 2009
Pas d'hébergement, M. Besson = la rue et ses trafics
Et la Protection de l'Enfance appliquée à géométrie variable, pas un mot ?
De son côté, le MRAP souligne lundi dans un communiqué que les clandestins qui décident de demander l'asile en France "ne disposeront ni de logement ni d'allocation durant toute la procédure, ce qui les contraint à dormir dans les rues et parcs du dixième arrondissement". "C'est ainsi qu'ils étaient plus de 80 samedi soir aux abords des gares de l'Est et du Nord parmi lesquels six mineurs âgés de 14 à 17 ans", affirme l'association, dénonçant ces "conditions inacceptables qui ne peuvent conduire qu'à des tensions".
"Si les circonstances qui ont conduit au décès de cet exilé relèvent de la police et de la justice, il est tout aussi clair que les conditions de vie dans lesquelles se trouvent ces personnes doivent aussi être mises en accusation", réagit aussi le Parti communiste dans un communiqué. Insuffisance des hébergements, menaces de reconduite à la frontière, pressions policières, misère, tout cela favorise la violence".
mardi 24 mars 2009
Big merci à "Welcome"
Film de ficton et illustration criante et fidèle, malheureusement, de la protection de l'enfance et des droits de l'enfant bafoués sur Calais. Mais, n'oublions pas qu'ils le sont également à Paris et dans d'autres villes et "jungles".
vendredi 20 février 2009
Italie - Au moins 7.797 mineurs
...sont arrivés en Italie en 2008, a indiqué jeudi la section italienne de l'ONG Save the Children. Ils sont venus principalement du Maroc (15%), d'Egypte (14%), d'Albanie (12,5%), des territoires palestiniens (9,5%), d'Afghanistan (8,5%), d'Erythrée (5%), selon la même source. Environ 90% de ces mineurs sont des garçons, en majorité âgés de 16 à 17 ans. Ce chiffre est en légère augmentation par rapport à 2007, lorsque l'arrivée de 7.548 mineurs avait été enregistrée. Ce chiffre est toutefois "très sous-estimé" car il ne comprend pas les mineurs des pays le plus récemment entrés dans l'Union européenne, les demandeurs d'asile et les victimes de la traite des êtres humains, a souligné Claudio Tesauro, président de la branche italienne de l'ONG. Il a notamment observé que les mineurs roumains que ne sont pas inclus dans ce total et qui ne sont plus comptabilisés depuis 2006 avaient représenté 33% du total des mineurs arrivés venus en Italie cette même année. En dehors des grandes villes, les régions qui ont reçu le plus de mineurs en 2008 sont la Sicile (sud) et la région de Milan (nord). L'ONG rappelle que les mineurs africains arrivent essentiellement en Italie via l'île de Lampedusa, soulignant que sur un total de 2.201 mineurs arrivés sur l'île de l'extrême sud de l'Italie entre mai et décembre 2008, le quart est de nationalité égyptienne, 15% d'Erythrée et 13% du Nigeria. Dans la seule ville de Rome, quelque 1.152 mineurs étrangers ont été enregistrés en 2007, le groupe le plus important étant d'origine roumaine. L'ONG note aussi la forte croissance des mineurs afghans dans la capitale, dont le nombre est passé de 32 en 2004 à 264 en 2007.
en italien : http://www.savethechildren.it/2003/comunicati.asp?id=590
http://www.savethechildren.it/2003/download/pubblicazioni/dossier_MISNA_def.pdf
vendredi 13 février 2009
GB - 168 000 euros - Traumatisme de mineurs illégalement placés en détention pendant deux mois
Dans le cadre d'une transaction, une famille congolaise s'est vu attribuer £ 150,000 (168 000 euros), soit la plus forte pénalité pour détention illégale d'enfants de demandeurs d'asile en Grande-Bretagne.
Les avocats et les militants en matière d'immigration déclarent que ce règlement pourrait conduire à des dizaines de demandes d'indemnisation portées par les familles de réfugiés avec de jeunes enfants qui ont été ou sont encore détenus. On estime que, chaque année, le Ministère de l'Intérieur autorise la détention de 2 000 enfants d'immigrants. Un cabinet d'avocats a dit qu'il était déjà en train de préparer trois autres demandes d'indemnités.
"the Independent" (GB), 13 February 2009 - Asylum detainees win record payout - 'Traumatised' children unlawfully locked up for two months in Britain by Robert Verkaik, Law Editor
vendredi 26 décembre 2008
A Noël "...destruction de duvets au parc..."
Fêtes de fin d'année, bus Atlas de la place du Colonel Fabien qui devraient le soir les acheminer jusqu'au Centre d'Hébergement d'Urgence de La Boulangerie mais dont ils sont refoulés au nom de la protection de l'enfance.....
lundi 22 décembre 2008
"l'indifférence" de la Grèce
lundi 22 décembre, 10H01 GMT /// ATHENES, 22 déc 2008 (AFP) - L'organisation Human Rights Watch (HRW) a dénoncé lundi "l'indifférence" de
dimanche 21 décembre 2008
Voir Venise et mourir
Fragments du recueil "J’ai tant navigué, nuit et jour, sur la barque de ton amour..." Recueillis par Hamed Mohamad Karim et Francesca Grisot. Merci à Domenico Ingenito pour son aide à la traduction
Tu portes le parfum des gemmes qui éclosent
Tu es comme une fleur de printemps
Je me fais pour toi ivre et heureux
Quand tu viens me chercher…
Ton affection est douce
J’aime parler avec toi
...
Et même quand tu m’ôtes la parole
Ton repentir est beau
Tu es un ami enchanteur
Tu es soif de passion et beauté
Voyons à présent jusques à quand
Tu t’accorderas à mon cœur
...
Ce corps si assoiffé et fatigué
Peut-être n’arrivera jusqu’à l’eau de la mer.
Je ne sais encore quel rêve le destin me réservera,
Mais promets-moi, Dieu,
Que tu ne laisseras point que finisse le printemps.
Oh mon Dieu, que de douleur réserve l’instant de l’attente,
Mais promets moi, Dieu,
Que tu ne laisseras point que finisse le printemps.
...
J’ai tant navigué, nuit et jour,
Sur la barque de ton amour,
Qu’à la fin ou à t’aimer j’arriverai
Ou noyé je mourrai.
Jardinier, ouvre la porte du jardin,
Je ne suis pas un voleur de fleurs,
Je me suis fait rose moi-même,
Je ne vais pas en quête d’une fleur quelconque
Edition de dimanche 21 décembre 2008 de il manifesto http://www.ilmanifesto.it/
http://www.ilmanifesto.it/
mercredi 10 décembre 2008
Bimbo afgano muore a Venezia.
"Le 10 decembre, à Venice, un enfant afghan agé de 11 ans est mort sous un camion dans lequel il s'etait caché à Patras, en Grèce, pour rejoindre l'Italie. C'est la septième victime dans le ports italiens en 2008. Entretemps le deportations vers la Grèce continuent. Hier j'en ai vu une personellement, à Ancone. Deux mineurs afghans ont étés trouvés par la police dans un camion sur un ferryboat grec. Seulement l'intervention de l'Unhcr a evité leur readmission en Grèce."