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vendredi 9 décembre 2011

Prochaine formation : Mineurs isolés étrangers : problématiques juridiques et psychologiques / 18 et 19 janvier 2012 Soins et soutien aux personnes victimes de la torture et de la violence politique

•••• Mineurs isolés étrangers : problématiques juridiques et psychologiques ••••  Mercredi 18 et jeudi 19 janvier 2012, de 9h30 à 17h30 Centre Primo Levi - 107, avenue Parmentier - 75011 Paris Les effets des traumatismes causés par la torture et la violence politique sont encore peu connus et ne font pas partie de la formation classique des professionnels amenés à être en contact avec les hommes, les femmes, les enfants et les familles qui ont survécu à des violences extrêmes et qui sont venus chercher protection en France.
Helena D'Elia, psychologue clinicienne et psychanalyste, et Aurelia Malhou, juriste, présenteront les problématiques psychologiques et juridiques inhérentes à la prise en charge des mineurs étrangers isolés.
En 2010, au Centre Primo Levi, la proportion des mineurs a doublé : l'attention spécifique aux personnes mineures, exilées et victimes de violence politique est une préoccupation constante des cliniciens qui les accompagnent. C'est pourquoi cette formation est concue comme un dialogue entre les aspects juridiques et psychologiques du soutien aux mineurs isolés étrangers.
Quels enjeux juridiques sont liés au processus de demande d'asile pour les mineurs isolés étrangers ? Comment accompagner, en tant que juriste, le mineur isolé dans la rédaction du « récit personnalisé et circonstancié » demandé pour la demande d'asile ? Quels rapports l'adolescent, victime de violences politiques et livré à lui-même dans l'exil, entretient-il avec les institutions ? Comment se construit-t-il, confronté simultanément à l'adolescence et au traumatisme lié aux violences politiques ?
Objectifs :
Aspects juridiques : Connaître les droits des mineurs : titre de séjour, statut de réfugié, nationalité.
Appréhender, de la place du juriste, l'accompagnement à la demande d'asile, et la rédaction du récit.
Aspects psychologiques : Comprendre les effets spécifiques du trauma lié à la violence politique et à la vie en exil sur l'adolescent.
Repérer les rapports et problèmes possibles de l'adolescent aux institutions
Déborah Caetano • tél. : 01.43.14.88.50 • formation@primolevi.org •••• Le centre de formation •••• Agréé depuis 2002 au titre de la formation continue sous le numéro 11 77 35990 75. Des tarifs adaptés sont prévus pour les inscriptions individuelles, les étudiants et les bénévoles d'associations. Les formateurs sont issus de l'équipe pluridisciplinaire du centre de soins de l'Association Primo Levi. Hors les murs : l’équipe du centre de formation est également à la disposition des structures qui le désirent – CADA, CMP et CMPP, hôpitaux, permanences juridiques, associations... – pour élaborer une formation adaptée aux besoins de leur personnel et/ou bénévoles, ainsi que pour les accompagner dans l'analyse de leurs pratiques, dans leurs locaux. Retrouvez toutes les activités de l'Association Primo Levi sur : www.primolevi.org

samedi 3 décembre 2011

Des mineurs entre hôtels et squats VANDEMEULEBROUCKE,MARTINE Page 8 Asile Des associations d’aide aux jeunes menacent d’assigner l’Etat - Jamais les mineurs étrangers non accompagnés (Mena) n’auront été aussi nombreux en Belgique. Ils étaient 1.291 fin septembre 2011 contre 896 en 2010 et 384 il y a cinq à peine. Ils sont aussi de plus en plus nombreux à se retrouver livrés à eux-mêmes dans la rue ou dans des hôtels. Ils sont deux cents dans les hôtels, et les associations bruxelloises d’aide en milieu ouvert (AMO) estiment qu’une centaine vivent dans des squats.
 http://archives.lesoir.be/asile-des-associations-d-aide-aux-jeunes-menacent_t-20111202-01PJTR.html?firstHit=20&by=20&when=-1&sort=datedesc&pos=33&all=1227720&nav=1

lundi 21 novembre 2011

Mineurs à la rue, pourtant on sait...

mercredi 2 novembre 2011

Tout enfant doit être scolarisé !

"La France, pays des Droits de l’Homme, peut-elle accueillir des enfants et, par ailleurs, refuser de les scolariser et de les soigner violant ainsi : la Convention Internationale des droits de l’Enfant qu’elle a ratifiée ; le principe de scolarité obligatoire ? http://www.village-justice.com/articles/enfants-condamnes-pouvoir-scolarises,11059.html

mardi 18 octobre 2011

22 le 18 octobre Colonel Fabien

Le 20 septembre dernier je vous ai adressé le message ci-dessous qui apparemment n’a pas permis d’attirer votre attention sur les conditions inacceptables de l’accueil des mineurs isolés étrangers à Paris. Ce soir il y avait 47 mineurs présents place du colonel Fabien, ce qui signifie que 22 devront dormir dehors sous la pluie et avec des températures prévues inférieures à 10°C. Depuis le 10 octobre nombreux sont ceux qui dorment dehors:
mineurs restant dehors - mineurs présents place du colonel Fabien (avant la maraude de FTDA qui en met 25 à l’abri)
.10/10 11 - 36
.11/10 15 - 40
.12/10 12 - 37
.13/10 10 - 35
.14/10 15 - 40
.15/10 14 - 39
.16/10 14 - 39
.17/10 21 - 46
.18/10 22 - 47
En moyenne ils sont deux fois plus nombreux à dormir dehors que durant la même période de l’an dernier.
Ceci n’est conforme ni à la loi française sur la protection de l’enfance, ni à la convention internationale des droits de l’enfant.
Ceci n’est pas acceptable
Il est urgent que des places supplémentaires soient ouvertes et ceci sans attendre le mois de décembre comme les années précédentes.
jean michel CENTRES MRAP
le 18 octobre 2011 20 h 48 courriel à remi.feraud; romain levy; william.todeschini; veronique.dubarry; alain.lhostis; elisabeth biern; Dominique Bordin; accueilmineurs@france-terre-asile.org

mardi 20 septembre 2011

58 ce soir Place du Colonel Fabien Paris X

"Ils étaient 37 avant hier, 38 hier et 58 ce soir. C’est un nombre que nous n’avions jamais vu en septembre depuis 5 ans et du niveau de ceux observés début décembre 2010. C’est inacceptable et une fois de plus ceci bafoue la loi sur la protection de l’enfance et la convention internationale des droits de l’enfant. Même si l’on peut penser que la situation dans le 93 n’arrange pas les choses, il faut bien constater que le nouveau dispositif mis en place à Paris cet été montre déjà ses limites. L’ouverture d’un foyer, peut-être appréciable en terme de qualité de suivi socio éducatif, n’a fait que remplacer des chambres d’hôtels payées jusqu’ici par l’ASE pour des jeunes pris en charge avant la décision du juge des enfants. La capacité d’accueil n’a pas augmenté. Le renvoi systématique des jeunes vers l’hébergement précaire à l’ESI de la rue Bouret, disposant seulement de 25 places, par le nouveau dispositif d’évaluation et d’orientation conduit à laisser de plus en plus de jeunes à la rue (32 ce soir). Nous sommes fin septembre, c’est à dire au début même de l’arrivée importante des mineurs et notamment des mineurs afghans (déjà plus de 70 arrivés ce mois-ci). Que va-t-il se passer dans les mois à venir ? Il me semble urgent de trouver des solutions tant au niveau du dispositif de l’Etat (dispositif Versini) qu’à celui du nouveau dispositif mis en place par l’ASE cordialement
jean michel CENTRES membre du Conseil d’Administration du MRAP"

mardi 9 août 2011

Les méthodes d'évaluation de l'âge des migrants mineurs

L'âge d’un migrant peut être déterminant pour son avenir. S'il est reconnu mineur, il peut se voir accorder un titre de séjour. S'il est considéré comme un adulte, il risque d'être rapidement placé en rétention et expulsé. L'âge charnière en la matière est de 18 ans.
Il existe des raisons évidentes pour accorder une attention particulière aux enfants dans les politiques migratoires. Ce principe est consacré par les normes internationales applicables en matière de droits de l'enfant et admis par la plupart des gouvernements. Mais il soulève une question particulière : quelles méthodes d'évaluation les autorités doivent-elles utiliser pour déterminer si un migrant est âgé de moins ou de plus de 18 ans ?
.....
Plusieurs États européens, dont la Suède, les Pays-Bas et l'Allemagne, effectuent des contrôles à l'aide de rayons X pour déterminer si l'intéressé est mineur ou non. Les radiographies de la main, du poignet ou des dents sont ensuite comparées à des tableaux normalisés qui permettent de déterminer « l'âge osseux » d'une personne.
Cette méthode est présentée comme rapide et relativement facile à mettre en œuvre, mais elle est de plus en plus contestée par des médecins spécialisés. Elle n'est en effet pas suffisamment précise pour déterminer un âge et soumet les intéressés à des radiations inutiles.
Les rayons X ne permettent en aucun cas de déterminer un âge avec certitude
La croissance osseuse varie considérablement d'un adolescent à un autre. La croissance corporelle dépend en effet de nombreux facteurs, dont l'origine ethnique et géographique, la situation nutritionnelle et socio-économique, ainsi que les antécédents médicaux de l’intéressé et les pathologies dont il souffre.
Partout en Europe, et notamment au Royaume-Uni, les associations de pédiatres sont catégoriques sur un point : la maturité de la dentition et du squelette ne permet pas de déterminer l'âge exact d'un enfant, mais uniquement de procéder à son estimation, avec une marge d'erreur de deux à trois ans. L’étude sur les mineurs non accompagnés réalisée par le Réseau européen des migrations souligne que l'interprétation des données peut varier d'un pays à l'autre, voire d'un spécialiste à l'autre.
Le recours aux rayons X soulève par ailleurs de graves questions d'éthique médicale. En 1996, la Faculté royale de radiologie (Royal College of Radiologists) de Londres a déclaré que l'examen radiographique pratiqué pour évaluer l'âge d'une personne était « injustifié » et qu'il était inadmissible d'exposer des enfants à des radiations ionisantes sans un intérêt thérapeutique et dans un but purement administratif.
...Il importe que les techniques d'évaluation de l'âge respectent la culture, la dignité et l'intégrité physique de l'enfant. L'évaluation de son âge doit être réalisée par un groupe pluridisciplinaire d'experts indépendants, à partir de l'appréciation combinée de sa maturité physique, sociale et psychologique. Ces experts devraient tenir compte du fait que certaines évaluations physiques risquent d’être traumatisantes ou éprouvantes pour les nerfs d'un enfant qui peut avoir été victime de violences physiques ou sexuelles. Il convient enfin que l'intéressé puisse faire appel de la décision rendue par le groupe d'experts ou demander la révision de l'évaluation effectuée.
Témoigner à l'enfant du respect et de la confiance
....
L'évaluation inexacte d'un âge peut avoir des conséquences dramatiques, notamment entraîner le placement abusif en rétention d'un mineur séparé de ses parents ou non accompagné. Il appartient aux gouvernements de mettre au point des méthodes respectueuses de l'enfant. Au lieu de faire preuve de méfiance à l'égard des mineurs migrants et de les soumettre à des examens inutiles, il importe de les respecter et de leur témoigner de l'empathie ; cette attitude devrait tenir lieu de principe fondamental. Thomas Hammarberg, commissaire Conseil de l'Europe Droits de l'Homme
http://commissioner.cws.coe.int/tiki-view_blog_post.php?postId=167

jeudi 4 août 2011

Question écrite n° 19724 - Recours aux tests osseux pour déterminer l'âge des mineurs isolés étrangers

13 ème législature - publiée dans le JO Sénat du 04/08/2011 - page 2014
"... appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur le recours à des tests osseux afin d'établir l'âge de mineurs isolés étrangers. Cette pratique peut en effet conduire à l'exclusion du dispositif de l'aide sociale à l'enfance de mineurs isolés pour cause de prétendue majorité, ce qui peut s'avérer particulièrement dramatique pour ces mineurs qui se retrouvent seuls, sans soutien ni assistance et risquent d'être expulsés de notre territoire. Or, la fiabilité de tels tests est sujette à caution. L'Académie nationale de médecine a, en effet, considéré que les expertises osseuses ne permettent pas « de distinction nette entre 16 et 18 ans », la marge d'erreur pouvant atteindre dix-huit mois. Il lui rappelle en outre que la loi n° 2007-293 du 5 mars 2007 réformant la protection de l'enfance stipule que le service de l'aide sociale à l'enfance peut également être destiné « aux mineurs émancipés et majeurs de moins de vingt et un ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de compromettre gravement leur équilibre » (article L. 221-1 du code de l'action sociale et des familles). Il apparaît en conséquence qu'il serait justifié de limiter le recours aux tests osseux à la médecine et de ne pas les utiliser pour établir qu'une personne est mineure ou majeure dans le cadre de procédures civiles et administratives. Il lui demande quelles dispositions il compte prendre à cet égard." QE de M. Jean-Pierre Sueur (Loiret - SOC)

Inacceptable usage du GP âge osseux & alii !!!

- 28 mai 2009, la Finlande interdit cet examen.
- 23 juillet 2008, http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrc/docs/ngos/ANAFE.doc
- 2007 - No comment - "Vérification de la validité de l'atlas de Greulich et Pyle (GP) appliqué à une population contemporaine du sud de la France. ...Grande variabilité individuelle de l'AO dans cette population d'enfants en bonne santé avec un intervalle de confiance à 95 % à plus ou moins 2 ans en moyenne.... Conclusion L'atlas de GP, méthode de référence datant des années 1950, est toujours adapté à une population contemporaine. " K. Chaumoitre, N. Colavolpe, S. Marciano-Chagnaud, O. Dutour, G. Boetsch, G. Leonetti, M. Panuel - Marseille - France Congrès 2007 SFR, Société Française de Radiologie http://pe.sfrnet.org/ModuleConsultationPoster/posterDetail.aspx?intIdPoster=3311

Si, COMMENT : Et avec cela, comment des radiologues acceptent de les appliquer sur de jeunes personnes avec une santé mise à rude épreuve, pour certains n'ayant jamais ou peu mangé à leur faim, avec des mois de voyages épuisants, apeurés, si ce n'est terrorisés, qui ne peuvent que se soumettre à l'autorité des policiers qui les y mènent ?

- 23 juin 2005, Comité d'éthique, usage de l'"âge osseux" à des fins juridiques déconseillé
http://www.ccne-ethique.fr/docs/fr/avis088.pdf

- 15 mai 2004, avis de radiologie pédiatrique, imprécisions notables (de plusieurs mois) - http://www.anafe.org/download/mineurs/SSRP.pdf  

art. 47 du Code Civil instituant présomption d’authenticité des documents étrangers
Comment la validité d’un acte d’état civil étranger ne peut être mise en cause par des expertises osseuses non scientifiques ? Auxquelles il est procédé avec quel accord, d'un jeune homme plus que déboussolé, qui se soumet d'autorité ?
 
« Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut-être retiré à tout moment (…) Le consentement du mineur doit être systématiquement recherché s’il est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision. » cf. art. L.1111-4 du code de santé publique

samedi 25 juin 2011

Synthèse - droits des migrants mineurs en situation irrégulière Position du Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe

EXTRAITS -
CommDH/PositionPaper(2010)6 - A l’heure actuelle, les enfants migrants sont l’un des groupes les plus vulnérables d’Europe. Certains ont fui la persécution ou la guerre, d’autres la pauvreté, la violence et le dénuement total, d’autres encore sont victimes de la traite des êtres humains. Ceux qui sont séparés de leur famille sont particulièrement exposés. Bien qu’ils soient très vulnérables, on en sait peu sur la situation des enfants migrants.

Ce qui est certain, c’est qu’ils vivent dans des conditions dramatiques. Beaucoup sont à la rue, disparaissent des centres qui les hébergent, sont enlevés et exploités, tombent entre les mains de trafiquants et sont privés d’éducation et des soins de santé les plus élémentaires.

Une approche fondée sur les droits de l'homme
Les enfants migrants sont d’abord et avant tout des enfants. A ce titre, ils ont comme les autres le droit de jouir de tous les droits accordés aux enfants. Selon le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, chaque enfant doit être considéré comme un individu et son cas particulier doit être pris en compte. Les enfants migrants devraient avoir la possibilité de donner leur avis et d’avoir prise sur leur vie. Ceux qui arrivent avec leurs parents ne sont pas de simples objets et peuvent avoir leurs propres raisons de migrer.

Les Etats devraient adopter une approche individualisée fondée sur les droits de l'homme. Les enfants migrants ont droit à une double protection, en tant qu’enfants et en tant que migrants.
Pour trouver une solution satisfaisante, les Etats doivent commencer par rassembler des données afin de remédier au déficit d'information inacceptable concernant la situation de ces enfants vulnérables. Qui sont-ils ? Comment arrivent-ils en Europe ? Où et comment vivent-ils ? Sont-ils scolarisés ? Sont-ils pris en charge ? Combien sont victimes d’exploitation par le travail ?
Droits fondamentaux

Il est crucial que les Etats se mobilisent pour garantir aux enfants migrants la jouissance de leurs droits. Il importe tout particulièrement d’assurer aux enfants migrants un accès à l’enseignement obligatoire et de qualité – indépendamment de leur statut juridique ou de celui de leurs parents. Il convient également de veiller à ce que les parents en situation irrégulière puissent envoyer sans crainte leurs enfants à l'école. La scolarisation des enfants ne doit en aucun cas être utilisée pour identifier, arrêter ou expulser des migrants en situation irrégulière. En outre, un soutien pédagogique devrait être fourni si besoin est, par exemple sous forme de cours supplémentaires dans la langue majoritaire, dans le cadre d’une approche interculturelle de l'éducation.
Le droit à la santé des enfants migrants devrait faire l’objet d’une attention particulière. Un grand nombre d'entre eux ont en effet traversé des épreuves pouvant nécessiter un accompagnement psychologique. C’est là un domaine dans lequel l’école a un rôle essentiel à jouer, notamment en détectant les problèmes et en assurant le suivi des mesures de soutien.
....
Mineurs séparés ou non accompagnés

Déterminer l’âge d’un individu est un processus complexe qui implique des facteurs physiques, sociaux et culturels. La tâche est d’autant plus difficile que l’enfant est âgé. Or, une mauvaise estimation peut entraîner la détention abusive d’un enfant séparé ou non accompagné. Il faudrait élaborer des procédures pluridisciplinaires et l’âge ne devrait pas être estimé sur la seule base d’un examen médical tel qu’une radiographie des os. Les mineurs doivent se voir accorder le bénéfice du doute lorsque leur âge ne peut être établi avec certitude
.....
Les Etats sont invités à élaborer et mettre en œuvre des « projets de vie » en faveur de tous les mineurs migrants non accompagnés, comme le prévoit la Recommandation CM/Rec(2007)9 du Comité des Ministres1. Ces projets devraient viser à développer les capacités du mineur lui permettant d’acquérir et de renforcer les compétences nécessaires pour devenir indépendant, responsable et un membre actif de la société.
Strasbourg

.....
Recommandation CM/Rec(2007)9 http://www.coe.int/t/cm

jeudi 23 juin 2011

L’errance des jeunes en Ile-de-France

http://www.mipes.org/-L-errance-des-jeunes-en-Ile-de,331-.html Derrière la très grande diversité des situations et des statuts de la catégorie englobante « Jeunes en errance », deux grandes dynamiques individuelles apparaissent qui devraient déterminer deux grandes façons considérer ces jeunes et de travailler avec eux.

L’errance de fuite est pour la plupart des jeunes concernés une dynamique de fuite de soi ancrée sur des souffrances psychologiques intimes, renforcée par les conditions objectives d’absence de logements et d’emplois, et nécessite d’engager en préalable à toute remobilisation sociale une remobilisation psychologique. L’errance de quête, par contre, est une démarche particulière de construction de soi, non dénuée de dangers, où les attentions professionnelles doivent se centrer sur l’accompagnement vers les issues de vie souhaitées.

L’errance des jeunes est un souci pour la société, et une souffrance pour les jeunes qui la subissent. Mais de quoi, et de qui parle-t-on en Ile de France ?

Commençons par « les jeunes ». On ne peut pas se satisfaire des catégories administratives comme majeurs-mineurs, ou comme moins-plus de 25 ans. Il sera question ici d’une tranche d’âge large, allant de 15-16 ans à 25-30 ans.

Et comment ne pas parler ici des jeunes migrants aux statuts complexes, majeurs et mineurs, clandestins ou détenteurs de visas temporaires ? Mais ces jeunes migrants ne sont pas les seuls mineurs en question : selon les définitions que l’on donne de l’errance, nombre de mineurs de nationalité française sont concernés.

Et les travailleurs sociaux ainsi que les policiers qui interviennent à Paris dans le quartier des Halles savent bien qu’il s’agit là d’un lieu de regroupement régional, voire national, de mineurs en rupture de lien avec leurs familles ou avec les institutions éducatives qui en ont la charge. Ainsi, comme on ne sait pas bien définir qui sont les jeunes errants, il est très difficile de les quantifier.

Quant à l’errance : le terme est maintenant complété d’adjectifs qui tentent de montrer des populations différentes et particulières : errance sédentaire des jeunes des cités, errance internationale des migrants, errance territoriales des jeunes SDF, errance psychique des malades mentaux à la rue et non suivis...

En décembre 2001, le rapport « Analyse sur l’errance des jeunes dans le département de l’Essonne » proposait « Par errance des jeunes, on désigne tous ceux qui connaissent une situation durablement marquée par l’absence d’une domiciliation stable et qui a des conséquences importantes sur leur possibilité d’une insertion ou d’une intégration sociale. ». etc.

LES JEUNES EN ERRANCE : DE QUI S’AGIT-IL ?

Des jeunes en errance dite « active », qui affirment avoir choisi ce type de vie dans une démarche de rupture sociale construite. Ils sont punks, zonards, travellers…
Des jeunes en errance dite « territoriale », emportés dans une dynamique d’échecs et d’exclusion, qui subissent l’errance et qui s’y adaptent de façon à survivre. Leur périmètre d’action est souvent limité à un bassin de vie au sein duquel ils vont de structures en structures sans sembler vouloir ou pouvoir engager de démarches de stabilisation.

Des grands lycéens, des jeunes étudiants et des jeunes travailleurs qui s’engagent peu à peu dans l’errance à l’occasion de dynamiques festives (locales, hebdomadaires, estivales, festivalières) et par la rencontre des publics déjà en errance présents dans leurs proximités.
http://www.cemea.asso.fr/spip.php?rubrique375

dimanche 12 juin 2011

MMSRF Jaen Espagne http://www.menoressolos.blogspot.com/

Le 12 juin 2011 a eu lieu 9º Encuentro online profesionales Menores Migrantes Sin Referentes Familiares - "La resiliciencia como medida terapeútica en los proyectos de vida de los menores migrantes" - http://www.menoressolos.blogspot.com/

lundi 28 février 2011

UK - "viole l'obligation de veiller aux intérêts supérieurs des enfants" - "Landing in the Kent: the experience of unaccompanied children arriving in UK". Extraits

cf. Rapport de l'association britannique Children's Commissioner

p. 18 : La plupart des Afghans décrivent un traitement similaire en Grèce, en Italie et en France où les coups, les raids de la police et la détention sont monnaie courante. Il était clair pour les jeunes Afghans que leurs voyages avaient été organisés par des passeurs - désignés par eux comme des « agents » - qui leur avaient expliqué que, contrairement aux autres pays européens de transit, le Royaume-Uni était "mieux".

Des arabophones ont évoqué des mois à dormir dans la rue en France. Tous les groupes de jeunes auxquels nous avons parlé n'avaient pas eu accès aux soins des institutions de santé tout au long de leur séjour en France, soit parce que leurs "agents" ont délibérément tenus ces jeunes à l'écart des autorités françaises, soit parce il y avait des difficultés d'accès à ces institutions - les causes réelles n'étant pas claires dans ce qu'ils nous ont dit.
p. 20 : Un jeune a raconté que, s'étant d'abord fait prendre ses empreintes digitales en Grèce sans y avoir demandé l'asile, quand il a contacté les autorités françaises pour solliciter l'asile, elles lui ont répondu qu'elles n'étaient "pas intéressés" et ont voulu l'expulser vers la Grèce de façon qu'il "s'enfuit" de France et vienne en Angleterre.

p. 30 –en conclusion- Tout ce que nous avons entendu de ces jeunes à Millbank (quartier de Londres) soulève d'importantes questions sur le traitement de ces enfants à travers l'Union européenne. Tous les Etats membres, ainsi que d'autres qui sont associés à l'application du règlement Dublin 2, devraient s'assurer que, sur leur territoire, l'accueil des mineurs non accompagnés et isolés respecter les normes énoncées par la Convention des Nations unies sur les droits de l'enfant, notamment son article 22 relatif aux enfants réfugiés. Ils devraient aussi respecter les normes définies par le Comité des droits de l'enfant qui concourt à leur bonne interprétation par les États dans son General Comment n ° 6. Il y a par ailleurs une directive de l'Union européenne 2003/9 (Directive dite "Accueil des demandeurs d'asile") qui établit des normes minimales pour l'accueil des demandeurs d'asile dans les Etats membres. Elle établit des normes européennes pour le traitement des enfants. En raison des préoccupations que nous avons sur le traitement des enfants dans certains pays de l'UE, nous exhortons le gouvernement britannique de revoir sa politique de renvoi des mineurs dans les pays européens de transit en application du règlement "Dublin 2" (voir notre recommandation 6.1) car cette politique viole l'obligation de veiller aux intérêts supérieurs des enfants."

lundi 20 décembre 2010

Paris AFP - dans la neige des rues

PARIS, 20 déc 2010 (AFP) – Pour Saïd, Massoud, Jawed et Daoud (*), quatre jeunes Afghans parmi les dizaines de demandeurs d’asile qui arpentent Paris,le retour de la neige et du froid rime avec l’angoisse de nouvelles nuits dehors, soumis à la violence de la rue et à des policiers qu’ils accusent de brutalités. "En Afghanistan, avec toutes les difficultés, vous ne verrez jamais personne à la rue. Même pour les fous, vous avez un endroit chaud", assure Daoud, 22 ans, entre indignation et incompréhension. Ses propos en dari sont traduits à l’AFP par une interprète du centre d’écoute et de soins de Médecins sans frontières (MSF), où ils sont suivis en consultation. Comme ses camarades d’infortune, le jeune homme dispose du récépissé de la préfecture qui atteste de son statut de demandeur d’asile et lui donne droit à un lit dans un centre d’accueil. Vue la saturation chronique du système, ils dorment dehors depuis les quatre ou cinq mois qu’ils sont là, sous le métro aérien ou des balconnets d’immeubles le long du canal Saint-Martin, pour s’abriter de la pluie et de la neige. Leurs nuits agitées ont parfois été brutalement interrompues par la police venue les déloger. "On a tous été gazés (au lacrymogène) à un moment", s’indigne Saïd, 27 ans, qui était officier de police à Herat (ouest de l’Afghanistan). "Les policiers nous disent +vous êtes venus pour dormir ?+", s’étonne-t-il encore. Le coordonnateur du centre MSF, Jacky Roptin, atteste de la prise en charge d"irritations,démangeaisons et réactions allergènes sur le visage" dues à ce type de produit, avec une certaine "récurrence". "En aucun cas ce type de méthode ne peut être avalisé et ne peut être le fait d’instructions de la hiérarchie policière", a déclaré à l’AFP le cabinet du préfet de police de Paris, invitant "les associations qui ont recueilli ces témoignages à se rapprocher de la préfecture de police afin de procéder aux vérifications utiles". Massoud, 23 ans, a raconté à l’AFP comment son oeil gauche a été atteint, et son professeur de français l’a hébergé "pendant un mois", le temps de sa convalescence. "Dans les récits que j’ai eus", relate Jean Cresp, psychologue à MSF, "ça arrive à chaque fois avant le réveil, le sentiment de terreur des cauchemars se poursuit alors dans la réalité". Il dit aussi que le sigle "police" a été identifié dans certains témoignages. "Le refuge qu’ils cherchent en France, ils ne le trouvent pas et le motif de leur exil perd de son sens, c’est une sorte d’exil sans fin", analyse le clinicien. Pour M. Roptin, "la stratégie de l’Etat est de les disséminer pour les rendre invisibles" et la "saturation du système peut mener à mettre des critères qui n’existaient pas", contrevenant au principe, inscrit dans la loi, d’un accueil inconditionnel, que la personne soit française ou étrangère, en situation régulière ou non. "Nous sommes dans une situation d’implosion totale", résume Pierre Henry de France Terre d’asile (FTA). La France compte 21.000 places en centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA), dont 17% en Ile-de-France, région qui concentre 45% de la demande d’asile, selon M. Henry. Et la "durée moyenne de procédure de 19 à 20 mois complique singulièrement les choses" ne permettant pas une rotation des places, ajoute-t-il. Le 115 du Samusocial ? "Oui, on connaît", dit Daoud. "On a déjà essayé d’appeler, de 08H00 à 20H00. On nous dit +attends+ et ensuite, au bout de dix minutes d’attente ça raccroche".
http://www.exiles10.org/spip.php?article1309 LES MINEURS dans le Xème en DECEMBRE 2010

mardi 23 novembre 2010

APPEL URGENT à LETTRES et FAX PREFET MAIRE de PARIS

Nom et Prénom........                                                                                        Le....................................
Adresse...................
..............................
Appartenance
à une organisation..................




<> <>   <>   <> <>
Monsieur le Maire
Hôtel de Ville Place de l'Hôtel de Ville
75196 Paris Cedex 04

Télécopie : 01 42 76 62 50
 


 
Monsieur le Préfet de Paris 17, Boulevard Morland
75004 Paris 

Télécopie : 01 48 87 47 83
 


Monsieur le Préfet, Monsieur
le Maire
Des dizaines de mineurs isolés étrangers (MIE), majoritairement afghans, errent la
journée dans les rues, sans suivi socio-éducatif, sans suivi médical, non
scolarisés. Les plus chanceux obtiennent le soir,  une des 25 places offertes par l’ESI (Espace Solidarité
Insertion), accueil de jour pour SDF transformé en dortoir pour eux, avec des
tapis de sol en guise de couchage. Ils sont mis dehors tous les matins à 7h30
quel que soit le temps. De telles conditions seraient-elles acceptées pour de
jeunes français ?
En 2005, les jeunes afghans
étaient moins de 300 à arriver à Paris ; en 2010, tout indique qu'ils
seront plus de 1 000.  Le dispositif de leur primo-accueil est
passé de 15 places en 2005, à 75 places en 2010, dont les 25 places
de pur « stockage » à l’Espace Solidarité Insertion (ESI), soit 60
supplémentaires seulement. De son côté, la Mairie de Paris a ouvert un centre
(20 bd de Strasbourg) avec 25 places seulement
Beaucoup, dans ces conditions, décident de continuer leur
chemin sur les routes de l’exil, mettant ainsi leur vie un peu plus en danger.
Ceux
qui prennent la décision de rester ne sont pas au bout de leurs
difficultés : ils doivent attendre des mois une prise en charge par l’Aide
Sociale à l’Enfance (ASE) de Paris qui, avant de les prendre en charge, exige
quasi-systématiquement qu’ils passent une expertise osseuse, et cela même quand
ils possèdent un document d’état civil original. Actuellement, l’attente de cet
examen est de l’ordre de 4 mois. Ce test, peu fiable, critiqué par de
nombreuses autorités scientifiques, dont le comité de suivi des droits de
l’enfant, l’Académie de médecine, le Comité consultatif national d’éthique,
conduit souvent à les déclarer majeurs. Il leur faudra alors saisir le juge des
enfants pour voir reconnaître leur minorité et attendre encore plus d’un mois
la décision du juge.
Combien parmi les centaines de jeunes, très majoritairement afghans, seront finalement pris en charge par
l’ASE ?  Difficile de le savoir car vos services comme l'ASE refusent de donner les chiffres, de peur sans doute
que ne saute aux yeux l'« évaporation » de beaucoup d'entre eux à la faveur de cette maltraitance.
Je souhaite une autre politique  à l'égard des mineurs étrangers isolés. Vous devez faire en sorte qu'ils bénéficient d'une prise en charge immédiate et adaptée par l'ASE elle-même, sans attente ni à la rue ni dans
des structures périphériques où ils désespèrent de leur avenir.

Dans l'espoir pressant de ce changement de politique, je vous prie, Monsieur le Préfet, Monsieur le Maire, de
recevoir l'expression de mes salutations distinguées

dimanche 14 novembre 2010

La détermination de l'âge osseux continue à être abusivement utilisée !

Les compte rendus des maraudes de septembre et octobre 2010 du Collectif de soutien aux exilés du 10ème arrondissement de Paris sont, malheureusement, en grande partie dédiés à la vie misérable des MIE (mineurs isolés exilés) dans le triangle des Gares de l'Est & du Nord, du Canal Saint Martin et de la Place du Colonel Fabien.
Pourtant, la France qui a ratifié en 1990 la CIDE (Convention internationale des droits de l'enfant), la bafoue depuis. Elle a été tancée d'importance à ce sujet en 2007 et 2009, sans plus s'en préoccuper...L'on conduit donc constamment des jeunes garçons, contraints et forcés, à la radiographie pour une détermination pseudo médicale, qui n'est ni scientifique, ni précise.Qui n'a, en tout cas, surtout pas lieu d'être réalisée à des fins juridiques à leur détriment afin de nier leur minorité.En effet, si la Finlande a interdit l'examen de détermination de l'âge osseux à des fins juridiques de mise en majorité, la France qui, encore une fois, n'est pas un exemple doit réparer son erreur d'urgence.Malgré des avis autorisés et institutionnels tout à fait contraires, la situation ne bouge pas d'un iota sur ce sujet.D'ailleurs, concernant les mineurs qui possèdent leur document d'identité, contraire au Code Civil (art. 47).Bien que les alertes parfaitement explicites, les autorités y restent sourdes :Cour de cassation 1ère ch. civ. pourvoi 06-13344, 23 janvier 2008 : "...l'attestation de naissance produite par M. X... avait été établie en conformité avec les formes requises par la loi étrangère applicable, ..., l'examen radiologique pratiqué sur M. X... ne pouvant être retenu en raison de son imprécision..."
- 7 juillet 2009 - Le Comité des Droits de l’enfant -ONU- reste très préoccupé par la méthode utilisée pour déterminer l’âge des arrivants sur le territoire : le test osseux reste une habitude française, malgré l’avis négatif d’experts scientifiques et éthiques. Cette méthode n’est pas fiable et les autorités françaises en ont déjà été informées. Mais aussi,"Les mineurs ne devraient également pas être renvoyés dans leurs pays d’origine lorsqu’existe un danger, toujours selon la Convention des Droits de l’Enfant. Malheureusement, la France ne garantit actuellement pas cette protection à tous les mineurs étrangers isolés."  dixit UNICEF
- 28 mai 2009, la Finlande bloque cet examen - http://www.yle.fi/uutiset/alueelliset_uutiset/etela-karjala/2009/05/poliisi_on_keskeyttanyt_turvapaikanhakijoiden_ikatestit_761810.html- 23 juillet 2008 - http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrc/docs/ngos/ANAFE.doc- 23 juin 2005, Comité d'éthique, usage de l'"âge osseux" à des fins juridiques déconseillé - http://www.ccne-ethique.fr/docs/fr/avis088.pdf- 15 mai 2004, avis de radiologie pédiatrique, imprécisions notables (plusieurs mois) - http://www.anafe.org/download/mineurs/SSRP.pdf- 23 juillet 2008 - http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrc/docs/ngos/ANAFE.doc
- le 7 octobre 2005, demande d'interdiction de son usage :"Monsieur Nicolas SARKOZY Ministre de l ’intérieur et de l ’aménagement du territoire Place Beauvau 75008 PARISParis, le 7 octobre 2005Monsieur le Ministre, Je souhaite attirer votre attention sur les problèmes suscités par l ’expertise osseuse effectuée sur les enfants étrangers arrivant sur notre territoire et placés en zone d ’attente afin de déterminer leur âge. Aujourd’hui, la suspicion quant à la minorité de ces enfants est généralisée, dans le seul but de nier les droits auxquels tout enfant étranger a droit lorsqu’il arrive en France.Ainsi, l ’administration fait pratiquer des examens médicaux fondés en partie sur l’expertise osseuse dont tous les spécialistes s’accordent à dire qu’elle est dépassée Le Comité national consultatif d’éthique a pour sa part rendu un avis très négatif le 23 juin 2005 sur cette méthode de détermination de l’âge. En effet, la méthode d’évaluation de l’âge la plus couramment utilisée se fonde sur la radiographie de la main et du poignet gauche par comparaison avec des clichés de référence, répertoriés dans l’atlas de Greulich et Pyle. Or, ces clichés de référence datent des années 1930 et sont issus d ’une population américaine « d ’origine caucasienne ». La finalité initiale de ces clichés n ’a jamais été juridique mais purement médicale.De telles références recèlent, en outre, un risque d ’erreur majeur : Le développement osseux d ’enfants non caucasiens peut être hétérogène par rapport à ces références anglo-saxonnes remontant à plus d ’un demi-siècle. De ce fait, les résultats obtenus d ’après cette expertise osseuse ne sont pas fiables et présentent une marge d ’erreur d’environ 18 mois, amplifiée dans le cas d ’enfants ayant connu la malnutrition ou la famine. Le Comité national consultatif d’éthique en conclut donc qu’« il est particulièrement inquiétant […] de voir pratiquer, à des fins judiciaires des examens dont la signification et la validité, par rapport à l’objet même de la demande d’expertise, n’ont pas été évalués depuis plus de cinquante ans. » Ce constat avait d ’ailleurs été anticipé par Madame Marie-Thérèse Hermange, dans son rapport du 1er mars 2005 sur la sécurité des mineurs. Celle-ci préconisait en effet d’améliorer les examens médicaux et notamment la méthode d’expertise osseuse. Pourtant, l’expertise osseuse continue non seulement d’être effectuée et mais elle est surtout privilégiée par rapport aux documents d ’identité que pourraient posséder les mineurs, ce qui est contraire à l’article 47 du code civil.Dans ces conditions, je vous demande d’interdire l’usage de cet examen sur les mineurs en zone d’attente. S’il s’avère nécessaire de déterminer l’âge, apparemment incertain, d’un enfant arrivé en zone d ’attente, le doute doit profiter à celui qui se déclare mineur.Dans cette attente, je vous prie d ’agréer, Monsieur le Ministre, l ’expression de ma considération distinguée. Nicole BORVO COHEN-SEATPRÉSIDENTE DU GROUPE COMMUNISTE REPUBLICAIN ET CITOYENVICE-PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DES LOIS CONSEILLÈRE DE PARIS SENAT 15, RUE DE VAUGIRARD – 75291 PARIS CEDEX 06

samedi 23 octobre 2010

samedi 18 septembre 2010

18/09/10 19 h « L’exil de la dernière chance. Regard sur les mineurs isolés afghans » Documentaire réalisé par le Conseil de la Jeunesse du 10e (durée 50mn).

Dans le cadre du festival « Dix sur Dix », festival de la vie locale du 10e arrondissement, sera projeté à la maison de l’architecture, ancien couvent des récollets, 148 rue du Faubourg Saint Martin, Paris 10e  « L’exil de la dernière chance. Regard sur les mineurs isolés afghans"
Documentaire réalisé par le Conseil de la Jeunesse du 10e (durée 50mn).

Samedi 18 septembre 2010 à 19h dans la Chapelle - Extrait de la présentation :

« Depuis la fermeture de la jungle de Calais, en avril 2009, des centaines d'exilés afghans se sont installés dans plusieurs quartiers du 10e arrondissement. Méconnus des habitants, ces hommes ont éveillé notre curiosité. Nous passions devant eux ignorant les raisons de leur présence, fermant les yeux sur leur statut "d'hommes de la rue". Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Où vont-ils ? Devant ces questions laissées sans réponses, nous avons décidé en décembre 2009 de réaliser un documentaire sur ces exilés. A la recherche de témoignages, nous avons passé près de 6 mois à suivre les plus jeunes d'entre eux dans leur vie quotidienne, entre souffrance du passé et espoir d'avenir. »

Informations complémentaires sur le site : http://blog.dixsurdix.org/ ou sur http://www.dixsurdix.org
Dans le cadre du festival « Dix sur Dix », festival de la vie locale du 10e arrondissement, sera projeté à la maison de l’architecture, ancien couvent des récollets, 148 rue du Faubourg Saint Martin, Paris 10e